LA SOPHROLOGIE ET LA RELAXATION AU SECOURS DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Publié le par Sylvie

PERSECUTEUR, SAUVEUR, VICTIME ...

AU TRAVAIL, QUEL EST VOTRE ROLE ?

Dans notre milieu professionnel, un masque nous est assigné : le
persécuteur, le sauveur ou la victime.


Mais ce rôle de composition (qui ne nous correspond pas), nous pouvons nous en libérer à condition de savoir le détecter.

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Le psychologue américain Stephen Karpman nomme ce type de relations, si fréquentes sur la scène du travail, le "triangle dramatique" : la victime, le persécuteur et le sauveur. Personne n'échappe à ce jeu. Nous endossons tous, à notre insu, un rôle préférentiel. Repérez le vôtre.


Le persécuteur


Qui n'a pas connu ces petites persécutions quotidiennes de la part d'un chef en mal d'autorité et souvent sous le regard des collègues compatissants ?


Il a souvent les bras croisés, le menton rentré, les sourcils froncés, le regard par-dessus les lunettes. Sa voix est critique, indignée, tranchante et méprisante.


Le persécuteur est souvent une personne qui, depuis l'enfance, a accumulé beaucoup de frustrations et les fait payer aux autres. En général, ce qu'il sanctionne c'est aussi ce qu'il s'interdit.


Les techniques de relaxation sont recommandées à ces "persécuteurs" pour les aider à lâcher prise et renouer avec leurs sensations corporelles et leur joie de vivre.


Le Sauveur


Il se place derrière vous pour vous regarder travailler, vous encourager et n'est pas avare de conseils. Très concerné par ce qui peut vous arriver, il va même jusqu'à se placer en défenseur de votre cause face à vos supérieurs sans vous demander votre avis sur la question. Et en plus, si vous venez à lui exprimer votre opinion ... c'est à peine s'il ne vous traite pas d'ingrate !


Le sauveur doit prendre conscience que son besoin d'aider les autres n'est que pour nourrir son ego.


Aussi pour sortir de ce rôle convient-il de se poser les bonnes questions d'une aide "saine" :


- La demande d'aide m'a-t'elle été clairement signifiée et cadrée dans un temps donné ?


- Ai-je demandé une contrepartie (objective, bien évidemment) afin que celui que je veux aider ne se sente pas redevable ?


- Si je veux aider, je ne dois pas non plus faire tout le travail et je dois vérifier que la personne aidée a bien fait une partie (elle désire une augmentation et je peux l'appuyer mais je ne dois pas le faire si elle ne veut pas voir son supérieur et en parler avec lui),


- enfin, mon aide doit avoir pour but de rendre la personne aidée autonome.

La victime

Elle doit s'adapter à tout le monde, est soumise, n'ose pas dire non à son détriment. Elle le dit bien que cela ne lui convient pas mais sans plus...


Si nous avons besoin de reconnaissance, nous sentons souvent en été d'infériorité, si nous recherchons la sympathie de nos collègues et de notre supérieur ... ce rôle nous tend les bras ! Nous en avons tous et toutes connu un jour ou l'autre.

Il faut gagner en autonomie. Pour acquérir cette indépendance, il est utile de s'informer sur tout ce qui peut nous faire peur ou qui paraît nous dépasser (juridique, informatique ...). Apprendre pour être plus fort. Des "petits pas" en se fixant des objectifs simples.


Autre étape : oser formuler des demandes plutôt que de pleurnicher dans son coin.


Faire le point sur son passé (peut être que dans l'enfance, ce rôle nous était déjà donné). Il faut le reconnaître et l'accepter pour enfin pouvoir tourner la page et passer à autre chose.


La visualisation, la relaxation et les techniques de Sophrologie sur l'estime de soi peuvent être d'une grande aide.



Et surtout .... à vous, à nous, de ne plus jouer ce jeu de rôles !

Sylvie

 

Publié dans LA SOPHROLOGIE

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