LACHER PRISE - 10 - Reiki, Sophrologie & Relax. en Seine et Marne

Publié le par Sylvie

 

 LACHER PRISE

Episode 10



En quête … de sérénité  

Haïkus … l’art de saisir l’instant présent

Les deux premières étapes

1

La mise en condition

   

Si vous avez l’impression que les journées, les mois défilent et que tout dans votre vie devient flou, stoppez tout. Respirez, regardez, écoutez. Observez la pièce où vous êtes, les ombres qui se projettent, les fleurs dans un jardin. Ecoutez les bruits au loin, les chant d’oiseaux… toutes les petites choses qui vous entourent.

 

Prenez un stylo. Notez vos émotions, vos impressions, vos sensations. Un haïku naît toujours de là, de l’ « ici et maintenant », de ce que vous vivez à l’heure même où arrive votre envie de créer ces trois vers.

 

 


2

Les sources d'inspiration



Il y a les saisons qui se succèdent et les changements qui les accompagnent. Si cette nature vous transporte et vous emplit de reconnaissance, allez-y, ces trois vers sont faits pour vous. En effet, le monde du haïku a pour première raison de célébrer la nature, dans ses différents cycles, ses multiples couleurs et tous les éléments qui la composent.

 

 

 

 

kono aki wa

nande toshiyoru

kumo ni tori

Basho

Cet automne-ci

pourquoi donc dois-je vieillir ?

oiseau dans les nuages


Comme je vous le disais précédemment, le poème est de dix-sept syllabes qui ne sont pas respectés lors de la traduction… mais l’esprit reste le même.

 

 

 

Les japonais, initiateurs de cette passion pour la nature, distinguent cinq saisons : l’automne, l’hiver, le printemps, l’été, auxquelles ils ajoutent le jour de l’an, période charnière entre deux années qui mérite pour eux une attention particulière.

 

Mais, si le temps vous semble plus linéaire, si la nostalgie vous rattrape, qu’une joie soudaine vous transporte, le haïku vous aidera à transcrire vos émotions.

 

Cela peut être un évènement banal, un petit fait anodin (un verre qui se renverse, un papillon qui s’envole, le sourire d’un enfant, une porte qui claque…) ou peut être de mettre sur papier, avec quelque cynisme mais toujours beaucoup d’humour, un trait de caractère humain (dans ce cas, le tercet ne s’appelle plus haïku mais senryû (Karaï Senryü (1717-1790), ce qui constitue un caractère encore à part) :



Les règles à respecter
: le Senryû est plus subversif que le Haiku, il peut dénoncer nos travers, notre société, les institutions... En fait, le Senryû ne respecte rien ni personne et n'a pas à rougir de certaines chansons paillardes pourtant bien de chez nous !

Le Senryû dans sa construction doit être composé de 17 syllabes mais réparties librement (ex: 2-3-6-6 ou 7-5-3-2...)


La femme étant sagace

impossible de lui vendre les feuilles d'automne

 

(Senryû traduit du japonais)





A bientôt pour les deux autres étapes

Publié dans Les petits conseils

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